Sieste onirique ...

18 août 2009

Ne commençons pas par le début!

Etrange vide laissé par celui que je n’ai finalement pas désiré. Pourquoi cette fébrilité m’empêche - t- elle de me tourner vers ce qui jusque là était ma raison d’être et ma fierté sans remise en cause possible ? Il faut parfois lever les yeux de son ouvrage pour y revenir avec un regard neuf et savourer le chemin parcouru et le temps sacrifié ; parfois en y revenant on est saisi par la banalité de ce en quoi on avait placé son âme, et étouffé par la l’ampleur d’un engagement qu’il va falloir poursuivre malgré ses doutes.

Voila plusieurs minutes que j’attends une réponse à une phrase d’amorce banale sur la messagerie instantanée. Mais que peut-il me répondre ? Il a raison de mettre un terme à une relation confuse bien qu’agréable, c’est moi-même qui l’ai encouragé voila une quinzaine de jours à agir ainsi avec la fille à qui il était pacsé et qui n’était de toute évidence pas d’une stabilité psychologique irréprochable. Et là le rouge me monte aux joues. Qu’ai-je fait moi-même à ce doux garçon qui ne demandait qu’à se mettre en quatre pour exaucer tous mes caprices ? Petit moment de culpabilité… mais je suis en train de penser que si je fais en boucle l’étude de tous les sentiments qui me traversent l’esprit, cela pourrait s’apparenter à une palette chromatique balaise, vu que je suis une femme, pas sûre de moi ni de la direction que je prends, et probablement sous les influences aléatoires et contradictoires des hormones que je secrète et de celles que j’absorbe, suite à une erreur de débutante ; je vous explique la soupe d’œstrogène et de progestérone  tout de suite, ça donnera un point de départ à toute cette histoire.

Il y a deux semaines, mon mensonge  commençait sur une décision, mûrement réfléchie à base de forums doctissimo, auféminin.com,  etc…  J’y ai  longuement consulté les témoignages d’ados s’apprêtant à partir en camping et refusant d’avoir leurs règles des fois qu’elle y rencontreraient l’âme sœur, de femmes de militaires désolées de n’avoir qu’un bout de ficelle à présenter à leurs permissionnaires, de profs en début de carrière mutées dans le triangle d’or des académies  et bien décidées à rappeler à leurs amis sagement restés dans les coins vivables de France que les menus tracas de la ZEP n’ont fait que décupler leur ardeur amoureuse. Bref, pour toutes comme pour moi, une seule solution : enchaîner ses deux plaquettes de pilules pour présenter un intérieur cosy et propret favorable  à toutes les fantaisies sexuelles. Je m’apprêtais pour ma part à rencontrer seule à seul pour la première fois un garçon qui ne m’avait pas déplu, mais que je n’avais côtoyé qu’à deux reprises dans un cadre familial, bien que n’étant pas accompagnée de mon Chéri. Vous trouverez dans Jeune et Jolie des articles très bien écrits sur le pouvoir érotique des situations d’interdits, et vous comprendrez comment je me suis laissée aller à un petit jeu de la séduction, sûre des garde-fous qui m’empêcheraient le cas échéant de franchir le cap fatidique du coït sauvage dans les toilettes.

 

 

Posté par Faclarebo à 14:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]